Le Grand Prix du 10ème festival "Cinéma et migrations" est décerné à Moussa Toure

Le prix "Argana" ou Grand Prix du 10ème festival "Cinéma et migrations", organisé du 5 au 9 novembre à Agadir, a été décerné, samedi soir, au film "La pirogue" du réalisateur sénégalais Moussa Toure.

Ce film, qui a aussi remporté le prix du meilleur scénario, raconte l’histoire de Baye Laye, capitaine d’une pirogue qui connait bien la mer, contraint à embarquer 30 hommes de Dakar vers les Iles Canaries. Ces passagers ne se comprennent pas tous, certains n’ont jamais vu la mer et personne ne sait ce qui les attend.

Le prix de la meilleure mise en scène a été décerné au film "Le noir (te) vous va si bien" du réalisateur Jacques Bral, qui a également remporté le prix de la meilleure interprétation féminine ex aequo entre la comédienne d’origine marocaine Sofia Manousha et l’actrice Zahra Addioui pour son rôle dans le film "La désintégration" du réalisateur français Philippe Faucon.

Le prix de la meilleure interprétation masculine est revenu au comédien et réalisateur marocain Rachid El Ouali pour son rôle dans son propre film "Ymma", alors qu’une mention spéciale a été décernée au film "Chroniques d’une cour de récré" du réalisateur français d’origine marocain Brahim Fritah.

Présidé par Driss El Yazami, président du Conseil national des droits de l'homme et président du Conseil de la communauté marocaine à l'étranger, le jury de cette 10ème édition était composé de l'acteur, réalisateur et scénariste algérien Mohamed Zemmouri, du sociologue et responsable du pôle culture au CCME Younes Ajarra, du réalisateur franco-guinéen Mamadou Keïta et de l’acteur franco-américain d’origine marocaine Kamal Mamad.

Huit longs métrages de divers horizons et de différentes sensibilités étaient en lice pour le prix Argana, dont "Harraga Blues" du réalisateur algérien Moussa Haddad, "Le sac de farine" de la réalisatrice belge d'origine marocaine Khadija Leclere et "Les Baobabs ne poussent pas en hiver" du metteur en scène d'origine sénégalaise Henri Henriol.

Cette édition a été aussi marquée par la projection hors compétition de onze courts-métrages marocains, en l'occurrence "Nar El Ghorba" de Abderrazak Samih, "Al Hadaf" de Munir Abbar, "Al Quds A Bnadem" de Mustapha Châabi, "Mer (e)" de Asma El Mudir et "Les couleurs du silence" de la même réalisatrice, "La roue tourne" de Tarik Idrissi, "Enfant poubelle" de Hakim Baidaoui, "Broeders" de Adil El Arbi et Bilal Fallah, "Pacte de mariage" de Noureddine El Ghomari, "Haunted" de Hicham Aayne Alhayat et "Il neige à Marrakech" du même réalisateur.

Le festival a également prévu la projection de six films documentaires, à savoir "Ceuta, douce prison" des réalisateurs français Jonathn Millet et Loïc Richi, "Les cinq martyrs" du réalisateur belgo-marocain Hassan Rahali et de la réalisatrice belge Gitte Van Hoyweghen, "Retour à Ramallah" du Marocain Benyounes Bakhani, "J'étais en prison et vous m'avez visité" de la Française Jacqueline Gozland et "L'enfance violée" du réalisateur marocain Mustapha El Bied.

Outre une rubrique de cinéma pour enfants dite "Migra môme", cette édition a prévu une série de conférences animées par un parterre d'académiciens et de professionnels sur des sujets ayant trait notamment à "l'immigration espagnole au Maroc et l'immigration marocaine en Espagne", "migration et handicap ou double handicap", "médias, immigration, diversité", en plus d'un florilège de témoignages de footballeurs, chercheurs et journalistes sur le football et la migration.

Côté activités parallèles, les organisateurs ont initié une caravane cinématographique ayant sillonné des communes rurales limitrophes d'Agadir, des débats autour des films en compétition, une série de rencontres avec les étudiants de l'Université Ibn Zohr d'Agadir.

Il a été aussi question d’ateliers de formation sur "l'acteur de cinéma et la culture générale", "le film de l'idée à l'écran", "le rôle de l'assistant réalisateur dans la préparation pour un tournage" et "les effets spéciaux numériques", ainsi qu'un cycle de films d'animation pour enfants en collaboration avec l'Institut français d'Agadir et une matinée de sensibilisation contre la pédophilie.

La cérémonie d’ouverture a été ponctuée par la projection d’un court métrage intitulé "Moment de recueillement et de reconnaissance" à la mémoire de quatre artistes marocains ayant rendu l’âme durant l’année en cours, en l’occurrence feus Abdelkader Lotfi, Mohamed Majd, Mohamed Benbrahim et Hamidoou Benmassoud, outre un hommage appuyé à Boujmâa Rassourance, le fils d’Ouarzazate, qui s’est illustré par la réalisation des décors de nombre de productions cinématographiques internationales.

Les invités qui nous ont honorés de leur présence..

Mustapha El Khalfi, ministre de la Communication :

"La fermeture des salles de cinéma, un problème qui préoccupe tout le monde"
Lire l'article

10 ans de Festival en images

Présidence des éditions précédentes

Découvrez l'histoire du Festival Agadir "Cinéma et Migrations" à travers les différentes éditions